En veille, en réveil...

En veille, à la veille…

Nous sommes en veille.

A la veille du 1er mai 2021, nous sommes en veille et de quart qui plus est. Nous aimerions veiller les uns sur les autres. Cependant les barrières soi-disant sanitaires ne cessent de nous distancier. On veille surtout à ne pas sombrer tant ils prennent bien soin que l’on ne s’éveille, nous préférant endormis, dociles et crédules. Et pourtant…

Nombre d’entre nous se découvrent  même qualifiés de non-essentiels pour ne pas dire inutiles voire nuisibles. Les métiers dont le lien est l’essence se retrouvent en panne sèche. Dés lors ils se trouvent remisés au garage et de fait dans une voie du même nom.

Non, ce n’est pas là l’essentiel. L’essentiel c’est notre essence venue du ciel, celle qui nous connait et nous sait poussières d’étoiles. Cette essence là est inépuisable. Et oui, elle est divine et ne cesse de veiller sur chacun d’entre nous à chaque instant présent.

Veiller au présent.

Il est temps à présent de veiller au présent, au présent que la vie nous offre à chaque instant. Veiller à la vie qui brille dans nos regards, réchauffe nos cœurs à la joie, à la beauté de nos rencontres. Tu vois, nous on s’est rencontré et ça a tout changé, on naît de bouts de rien, des fibres de nos vies

Mon ami Jean-Claude le chante ainsi : Briser les verrous de la peur, rester et devenir veilleur. Voilà là un sacré programme pour aujourd’hui.

Des présents qui éveillent.

Dans ces temps compliqués il me parut essentiel d’aller vous retrouver là où vous passeriez chemin faisant. Les chansons étaient prêtes à s’offrir en partage et ce pour tous les âges, égayer nos visages.

En plein cœur de l’hiver nous nous sommes croisés. Alors que vous marchiez entre amis, j’accordais ma guitare. Nous nous sommes accordés du temps pour la rencontre. On a savouré l’instant, simplement, entre nous. Comme il fut bon de ressentir combien le Nous, nous manquait tant. Il manquait les concerts et les gestes sans barrières. La guitare était prête. Aussi tout simplement, elle s’est mise à chanter des chansons sur Séné et sur la liberté. On s’était retrouvé et avions constaté combien elle nous manquait cette fraternité qui aime se réchauffer avec ces quelques notes venues d’un instrument. De nos cordes sensibles, on a joué à la vie qui jaillit, l’air de rien, de nos pas, pas à pas. On s’est dit au revoir et Merci pour tout ça.

Tout ça, c’est trois fois rien, une pause en chemin, reprendre quelques refrains, des mots qui font du bien pour poursuivre nos routes.

Le printemps est venu.

Le printemps revenu nous avions convenu de le chanter ici, tel un air de Big Bazar, comme un certain Fugain. Le printemps est revenu, la belle saison…

Les rencontres ne cessent de nous réenchanter. De la côte à la terre, en passant par la mer, la petite, celle d’ici, du côté Morbihan, on s’invite à l’envie de partager la vie, simplement. Si bien ici, à l’ombre des grands pins qui nous rappellent combien les racines sont nos liens. Ces racines nous maintiennent et quand nos mains se tiennent elles vont puiser là-même où notre cœur nous sème. Elles préservent la côte des embruns de la mer qui si petite soit-elle la creuse en ces tempêtes.

Et si au cœur de cette tempête, qui fait de nous des veilleurs peut-être même réveilleurs, on reprenait en chœur des chansons qui vont bien. Ces titres nous tiennent debout autant que solidaires pour reprendre un bol d’air et se dire l’air de rien qu’on est tout juste heureux d’être vivant ensemble.

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